Page 19 - Annonce No 1
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La captive






                                                Si je n’étais captive,          Pourtant j’aime une rive
                                                J’aimerais ce pays,             Où jamais des hivers

                                                Et cette mer plaintive,         Le souffle froid n’arrive
                                                Et ces champs de maïs,          Par les vitraux ouverts,
                                                Et ces astres sans nombre,      L’été, la pluie est chaude,
                                                Si le long du mur sombre        L’insecte vert qui rôde
                                                N’étincelait dans l’ombre       Luit, vivante émeraude,
                                                Le sabre des spahis.            Sous les brins d’herbe verts.



                                                Je ne suis point tartare        Smyrne est une princesse
                                                Pour qu’un eunuque noir         Avec son beau chapel;
                                                M’accorde ma guitare,           L’heureux printemps sans cesse
                                                Me tienne mon miroir.           Répond à son appel,
                                                Bien loin de ces Sodomes,       Et, comme un riant groupe
                                                Au pays dont nous sommes,       De fleurs dans une coupe,
                                                Avec les jeunes hommes          Dans ses mers se découpe
                                                On peut parler le soir.         Plus d’un frais archipel.













































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